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Peur vs Connaissance

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Et si le remède à la peur était la connaissance ?

Mais au juste, c’est quoi la peur ? Définition :
– Sentiment d’angoisse éprouvé en présence ou à la pensée d’un danger, réel ou supposé, d’une menace ; cette émotion éprouvée dans certaines situations , Larousse

Pourquoi cette émotion est-elle si particulière ?
Pourquoi la psychologie, la psychiatrie et même l’OMS lui ont dédié des articles et des ouvrages innombrables ?
Est-ce parce qu’elle est en lien avec le danger ou le sentiment de danger ? Est-ce parce qu’elle éveille en nous des pulsions d’auto-préservation et des mécanismes de protection ?
Et enfin, pourquoi tant de cavaliers ont-ils à négocier avec elle ?

LA CONNAISSANCE DU CHEVAL
C’est à mon avis personnel, LA porte d’entrée pour déterminer si le danger que l’on encourt aux côtés des chevaux est réel ou supposé.
La première chose que j’ai apprise sur le comportement des chevaux, c’est que leurs comportements sont prédictibles, qu’ils envoient presque toujours des signaux annonciateurs d’une stratégie de fuite ou d’attaque (je relève ces deux réactions car ce sont essentiellement celles-ci qui mettent en danger les humains qui les côtoient ).
La deuxième chose que nous pouvons retenir, c’est que la peur est une dimension du tempérament du cheval qui s’expriment avec des gradients très variables en fonction des individus.
Connaître les chevaux, c’est se donner la chance de regarder objectivement le danger que l’on encourt à leurs côtés. Et encore une fois, l’accès à la compréhension des chevaux c’est d’abord apprendre à les observer.

OBSERVATION
C’est la qualité que TOUT LE MONDE peut développer.
Observer les chevaux pour les connaître mais s’observer aussi de façon neutre pour déterminer comment la peur s’exprime en nous et comment elle nous entrave, quand elle nous entrave ! Car rappelons que la peur n’est pas nécessairement une fatalité, qu’elle n’est pas obligatoire antinomique avec une attitude juste avec les chevaux.

Observer si l’on est porteur d’une peur intrinsèque ou bien si l’on est perméable à la peur du cheval ou un environnement agité

LA CONNAISSANCE DE SOI
Apprendre à déterminer ses points de force et de faiblesses.
Comment la peur menace votre structure personnelle et individuelle ? Est-ce qu’elle s’en prend au corps physique ? Il y a fort à parier que oui.
Quels sont les points d’ancrage d’un cavalier pour surmonter sa peur ?
Là, ils sont terriblement variées en fonction du cavalier que l’on est. Parmi toutes les qualités que peut posséder un écuyer, on peut en retenir certaines qui vont les aider à se restructurer :
la posture : la stabilité physique est probablement une formidable alliée pour faire face aux avaries
le savoir-être : être conscient qu’en situation critique, il y a encore la possibilité de s’adresser au cheval pour le rassurer et communiquer avec lui
la technique équestre : elle permet de remettre le cheval dans des directions acceptables pour lui et pour vous au niveau du mouvement et de l’émotion
les expériences positives : cumuler des situations sans pertes d’équilibre physique ou psychique et aussi se souvenir de toutes les fois où une situation s’est révélée compliquée et où tout s’est bien terminé pour le cheval et le cavalier. Le corps enregistre parfaitement ces informations, il faut les multiplier, les ajouter au compteur des heures de vol du cavalier si on veut avoir une chance d’entraîner ou ré-entraîner le corps à des aptitudes cohérentes en situations critiques

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