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LE COURAGE, la puissance de ceux qui ont peur

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Les chevaux et la peur, la vie et la peur ! Sujet si vaste avec son armada de compagnons : angoisse, anxiété, inquiétude, … Sujet si éculé que je me suis même posée la question d’écrire encore une fois dessus.

Et bien oui, il faut écrire sur la peur, parler de la peur et la disséquer , en comprendre l’anatomie de son vivant aussi longtemps que celle-ci ne saura tenir sa place. Celle d’une émotion parmi d’autre dont le propre est d’être fugace et déclencher par un évènement interne ou externe, de nous inciter à prendre des décisions rapidement.

 

ET la PEUR peut sauver la vie, sérieusement. C’est là sa vitalité primaire, c’est sa profonde origine. Alors n’en ressentir jamais est quasiment impossible et franchement préjudiciable pour sa sécurité.

 

Donc au fond qu’est ce qui est gênant avec la peur ? La PEUR devient un véritable problème à chaque fois qu’elle sort de ses fonctions, qu’elle n’est pas conscientisée, ou qu’elle nous gouverne. Sur un plan biologique et physiologique, la peur peut venir aussi entamer les sujets en créant parfois des dégâts irréversibles allant jusqu’à modifier les ADN des personnes et des chevaux.

 

La PEUR comme outil de conditionnement

S’appuyer sur la PEUR et l’intimidation des chevaux et des personnes pour les manœuvrer est relativement courant. Comme faire planer l’éminence d’une sanction inévitable, si les uns et les autres n’obéissent pas. D’un point de vue éthique qu’il s’agisse de chevaux, d’enfants ou même d’adultes, cela pose de sérieux problèmes éthiques et pas que … D’un point de vue du bien-être global, les conséquences sont désastreuses avec un appauvrissement de l’expression des singularités, une dégradation des facultés en général, et va créer encore plus de verrous intérieurs…

La PEUR comme pensée limitante

La peur peut nous manœuvrer dû à une pression extérieure, et elle peut aussi contrôler nos quotidiens et nos existences dès lors que le mental nous a fait croire qu’il pourrait être un dirigeant digne de ce nom. Le mental est un serviteur et non un gouverneur, encore une fois !

Combien de fois je me suis empêchée de faire quelque chose avec les chevaux par peur de ce qui pourrait arriver ?

Et combien de fois aussi l’ai-je surmonté avec eux aussi en me disant doucement à l’intérieur de moi, puisque l’on est seule dans ces moments-là : « On verra bien » 

 

La PEUR pour éviter l’inconfort

Nos peurs ont presque toujours du sens .

Le pas confortable, le désagréable, ça me semble naturel et humain de vouloir l’éviter. Par contre si on veut bouger et aller un peu plus loin, pour soi ou pour les chevaux, on est bien obligé de traverser ces zones de turbulences, desquels la peur mentalisée voudrait nous tenir éloigner.

COURAGE, la puissance de ceux qui ont peur

Etre courageu.se.x … Là encore de la polarité. Le courage, c’est la qualité qui aide à construire, reconstruire et qui mène aussi à la résilience.

Cela ne signifie pas non plus que nous devons constamment être dans le défi avec nous même, personne ne peut tenir décemment un tel rythme. Ni nous ni les chevaux. Si l’on se sent perpétuellement sur la corde raide, c’est que les situations qui nous entourent ont urgemment besoin d’être ajustées.

Je pense souvent à la bonne dose de phases ingrates avec les chevaux et en équitation avant de prendre réellement du plaisir, sans illusions, où les chevaux et nous-mêmes sommes sincèrement présents, pile entre l’équilibre et la bascule, le bien-être et la recherche de ressources.

Traverser sa peur … C’est ça . La reconnaître et observer de quelle partie de nous elle prend le contrôle afin de , non pas l’ignorer, mais de faire avec. Que la peur reste à sa place. Encore une fois, ce n’est pas une gouvernante.

COURAGE , la réalité bien en face

Est-ce grave d’avoir peur ? Est-ce qu’il peut m’arriver quelque chose de grave  ?

Cette dernière question peut nous aider à passer à l’action ou à réévaluer la situation.

Ai-je peur de quelque chose à l’intérieur ou à l’extérieur de moi  ? Suis-je perméable à la peur qui m’entoure ? Ou au contraire arrive-je à rester en sécurité à l’intérieur de moi ?

La liste des « choses pas graves » est en réalité BIEN plus longues que ce qu’on pense !

Ce n’est pas grave d’avoir peur, de ne pas réussir un départ au galop, un déplacement latéral parfait, de ressentir de la tension, de ne pas réussir à se relâcher …

Ce qui est grave c’est de se mettre en danger, de faire prendre des risques inutiles aux autres, de dégrader sa nature profonde, d’appauvrir son niveau de communication et de réflexion … C’est tout cela aussi le courage, accepter de ne pas faire, accepter d’être sans AUCUNE intention, accepter d’ajourner ses décisions, accepter d’attendre.

PEUR de quoi exactement ?

Et il arrive qu’on ait tellement peur, qu’on ne sait même plus de quoi … Triste mécanisme de l’anxiété installée qui vient même grignoter notre biologie et notre discernement .

Regardez vos peurs, écoutez les, observez les chevaux , comment ont-ils peur ? Comment arrivent-ils à passer à la suite ou comment au contraire certains sont enfermés dans leurs angoisses ?

Ils sont tous différents. Mais une choses est certaine, refusez d’être gouverné.e.s par la peur.

Convoquez votre solidité intérieure pour vous et pour vos chevaux, on en a tous au moins un petit peu. Vous êtes votre meilleur allié et les chevaux le savent.

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